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Entre nous! Être bien avec sa sexualité.
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Caline Taquine Calinetaquine, Administrateur

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Joined: 19 Mar 2007 Posts: 68
Orientation sexuelle: Bisexuelle Je suis ici pour...: Modérer ce furum et vous renseigner du mieux que j Point(s): 78 Moyenne de points: 1.15
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Posted: 10/06/2007 18:28:27 Post subject: La bisexualité |
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Ici je vous présente un article que j'ai trouvé sur le net et que je trouve interressant. Le tout est signé Kaline Rault. Je me permets de vous le faire lire et si par hasard, l'auteur de cet article trouve désobligent le fait de retrouver son article sur notre forum, il n'y aura aucun problême à le retirer de notre espace. Bonne lecture à tous. Caline Taquine!
BISEXUALITÉ : Le double amour
Ils tombent amoureux, se sentent attirés ou ont des relations sexuelles avec les personnes des deux sexes.Si la bisexualité est un phénomène plutôt méconnu, elle est bel et bien une réalité pour certaines personnes. Le point alors que le Collectif Arc-en-ciel célèbre actuellement les lesbiennes, gays, bisexuels et « transgenres » (LGBT).
Recherche bisexuels pour témoigner, même de façon anonyme. Qu’il est dur de trouver, aujourd’hui encore, des personnes qui avouent qu’elles aiment et désirent un homme et une femme à la fois ! Et on ne parle pas de ces penchants facilement dans notre pays. Si tous les sujets d’ordre sexuel sont tabous, la bisexualité semble être un thème encore plus prohibé. Pourtant, il ne s’agit pas d’une pathologie,
Selon la psychologue, Trishla Dhunnoo, « quand le sujet est en harmonie avec le choix de ses objets, il ne connaît plus d’instabilité et, d’un point de vue psychologique, son identité sexuelle est psychiquement déterminée. Le bisexuel est quelqu’un qui réussit à comprendre ses désirs, ses pulsions, et le choix desdits désirs ».
Malgré tout, le bisexuel porte des stigmates profonds, car certaines croyances ont la vie dure. On dit, par exemple, que la bisexualité, c’est ne pas assumer son homosexualité, que c’est la transition avant l’acceptation de son homosexualité, qu’il s’agit d’un hédonisme poussé jusqu’au vice, ou encore que c’est de l’inconstance, de l’instabilité…
La société évolue et se libère
Les pseudos intellectuels et autres philosophes de bistrots avancent aussi que la femme bisexuelle comblerait des lacunes affectives et chercherait à guérir de blessures sentimentales, alors que l’homme chercherait à avoir des rapports plus intenses et fréquents. Mais il n’y a pas de stéréotype. Pour Trishla Dhunnoo, « c’est au cas par cas ». Il est impossible d’attribuer ainsi des raisons à ce choix de vie et chaque être est particulier. Tous ces on-dit et l’ignorance autour de la bisexualité, expliquent peut-être la réticence des gens à en parler.
Ce qui ressort néanmoins, c’est que les jeunes, surtout les filles, en discutent plus facilement car la société évolue et se libère. Cependant, il reste encore des petits sourires gênés et des mots qui se murmurent presque. Trois hétérosexuelles que nous avons interrogées disent n’avoir jamais été tentées par une expérience saphique. Il n’empêche, la bisexualité est quelque chose de normal pour elles. Elles comprennent que certaines filles recherchent parfois la tendresse féminine.
Les trois hommes questionnés sur une éventuelle attirance vers un autre homme ont, quant à eux, fait les gros yeux. Jamais ! Ni fantasme, ni tentation, rien ! Uniquement des blagues graveleuses pour bizuter un petit nouveau et le mettre mal à l’aise, ou pour rabaisser gentiment un copain et se sentir plus macho. Jouer au mâle dominant n’a toutefois rien d’homophobe et ne révèle aucunement, selon eux, une homosexualité latente.
Michel Cundasamy, membre du Collec-tif Arc-en-ciel, nous explique que « les bisexuels sont tout autant dénigrés que les gays. Il faut lutter contre ces discriminations et il serait temps de rendre visible des gens de valeur qui n’ont pas à se cacher de l’intolérance des autres ».
Entre adultes consentants, chacun devrait être libre de vivre sa sexualité et ses amours. Et le plus important, en conclusion, n’est-ce pas de ne pas juger les gens ?
QUELQUES DEFINITIONS
■ Homosexuel : C’est une personne qui a une attirance sexuelle et sentimentale pour un individu de son propre sexe.
■ Hétérosexuel : Il s’agit de quelqu’un qui s’intéresse aux personnes du sexe opposé au sien.
■ Asexuel : Il n’est attiré ni par les hommes ni par les femmes.
■ « Trysexuel » : Ce néologisme définit quelqu’un qui essaie toutes les pratiques sexuelles au moins une fois.
Il y a un jeu de mot avec le verbe « try » et « bisexuel ».
■ Androgyne : C’est une personne dont l’apparence ne révèle pas à quel sexe elle appartient, ni ses préférences sexuelles.
■ Hermaphrodite : Un hermaphrodite est une personne qui est née avec à la fois le sexe d’un homme et celui d’une femme.
■ Travesti : Le travesti s’habille comme une personne du sexe opposé et cela n’a aucune incidence sur son orientation sexuelle.
■ Transsexuel : Appelé aussi troisième sexe, le transsexuel est une personne qui a la conviction de ne pas appartenir à son sexe. Souvent ces personnes subissent une opération pour avoir le corps du sexe opposé.
■ « Transgenre » : Les transsexuels et les travestis en font partie. Les personnes transgenres ont une identité sexuelle en conflit avec leur apparence.
TEMOIGNAGES
Sheila, 40 ans : mon époux est-il bisexuel ?
« Dès le début de notre mariage il y a dix ans, les choses ont mal tourné entre mon époux et moi. Il rentrait tard et je l’ai surpris une fois dans la voiture avec un de ses amis. Sur le coup, le monde s’est effondré quand j’ai vu cet homme le prendre dans ses bras et l’embrasser. J’ai hurlé comme une folle quand il est entré dans la maison, mais en voyant qu’il était saoul, je me suis dit que son ami avait dû profiter de son état. Mais un mois plus tard, je suis rentrée plus tôt de chez ma mère et ils étaient tous les deux dans la chambre en petite tenue. Notre lit, sur lequel ils étaient assis, était défait. Ils étaient soi-disant fatigués parce qu’ils avaient trop bu, et c’est vrai qu’une bouteille d’alcool était encore dans le salon. Mais je ne suis pas naïve à ce point, et j’ai mis cet homme à la porte en le traitant de tous les noms. J’ai voulu savoir si oui ou non mon mari était homosexuel, mais il m’a rétorqué que j’avais “du vice dans la tête”.
Je le surveille de près depuis, mais il reste des heures devant son ordinateur et quand j’ai fouillé son portable, les SMS que j’ai découverts venaient d’une femme. J’ai appelé et c’est bien une femme qui m’a répondu. Je ne sais plus vraiment où j’en suis. Je me sens parfois soulagée qu’il rôde autour de femmes, mais aussi délaissée et en colère, et les bagarres ne cessent jamais. On dirait presque que tous les autres, même un homme, lui donnent plus de désir que moi, sa propre femme. Notre famille est une mascarade. »
Andréa, 23 ans : dur de contrôler ses sentiments !
« En fait tout dépend des périodes. Parfois je recherche plus la compagnie des femmes, comme en ce moment, et puis parfois, ce sont les hommes qui me séduisent. C’est une façon d’être qui n’est pas bien comprise par les autres. Lorsque j’ai fait mon coming-out à ma famille, elle n’a pas compris celle que j’étais. Ma mère aurait mieux accepté que je sois lesbienne, car pour elle, être bisexuel ne veut rien dire. Je devais, selon elle, choisir et donc ne sortir qu’avec des hommes, puisque j’aime les deux. Mais je ne contrôle pas mes sentiments et je ne le veux pas non plus. Je sais depuis mon adolescence que je suis attirée à la fois par les hommes et les femmes. La différence, c’est que mon attirance pour les femmes est beaucoup plus émotionnelle. Pour certains petits amis, j’étais une lesbienne refoulée, et avec des copines, j’étais peut-être une hétéro déçue qui retournerait vers les hommes. Pourtant, je sais qui je suis et il n’y a aucun choix à faire. Telle est ma personnalité, mais les gens aiment les étiquettes. Certains croient aussi qu’être bisexuel, c’est avoir plusieurs histoires à la fois. Mais je suis fidèle à la personne avec qui je sors, et la bisexualité n’a rien à voir avec la polygamie. Toutes ces fausses idées m’ont poussée à faire partie du Collectif Arc-en-ciel, où je me sens soutenue. Les gays et les lesbiennes à Maurice souffrent de la même stigmatisation que moi et je veux me battre pour que les différences soient acceptées. »
Milène 25 ans : deux corps qui s’aiment, un point c’est tout
« À 17 ans, je suis sortie avec une femme bien plus âgée que moi. ça m’est un peu tombé dessus et je ne me suis pas vraiment posé la question quant à savoir si j’étais homo, hétéro ou bi. Deux corps qui se donnent du plaisir, c’est deux corps qui s’aiment, un point c’est tout. Nul besoin d’identité sexuelle pour cela. J’y suis allée au culot et c’était pour moi un “délire”. Ma philosophie est qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets et aujourd’hui, je garde un très bon souvenir de cet événement. Comme ce n’était pas une relation officielle, je sortais aussi avec des garçons à l’époque. Pendant mes études en Europe, j’ai eu quelques aventures avec des femmes, mais jamais de relations sérieuses. ça pouvait durer une soirée, comme deux ou trois mois. Ce que j’aimais dans ces moments, c’était la complicité et la sensualité. Il est plus aisé de me laisser aller avec les femmes parce que je sais ce qui leur plaît, je connais leur corps et je trouve les rapports beaucoup plus fantaisistes. Depuis que je suis revenue à Maurice, je sors uniquement avec des garçons parce que la Mauricienne est très, voire trop, conventionnelle. C’est assez délicat de draguer une femme d’ici. Il faut, en général, que j’ai un coup dans le nez pour oser les aborder. C’est plus facile de séduire les hommes. Je suis contente qu’il y ait un collectif qui se batte pour changer les mentalités, car trop de tabous engendrent des personnes frustrées. Même si je ne suis pas engagée dans le Collectif Arc-en-ciel, je pense qu’il est temps de stopper l’hypocrisie. Cela prendra du temps, c’est certain, et dans un pays comme le nôtre, pour vivre heureux il faut vivre caché, que l’on soit hétéro, homo ou bi. »
Roger, 49 ans : amoureux de courbes et de musculature « Je me considère comme un artiste. J’aime les belles choses, les belles personnes. J’étais d’ailleurs pas mal moi-même étant jeune et j’ai de beaux restes. Charmer a longtemps été un jeu et j’avoue avoir brisé quelques cœurs : j’étais un amoureux de l’amour. Les belles femmes, tout comme les beaux hommes, ne manquent pas à Maurice. Lorsque je regarde un homme ou une femme, c’est d’abord avec les yeux d’un peintre ou d’un sculpteur. J’ai une fascination pour les courbes du corps féminin ou la musculature de l’homme. La fascination se transforme souvent en désir et parfois en amour et je ne peux pas dire aujourd’hui si dans ma vie j’ai plus aimé un homme ou une femme. Toutes mes histoires d’amour sont belles et l’homme avec qui je vis aujourd’hui comprend heureusement ce que je ressens. Lui est homosexuel, mais il aime la femme autant que moi. Quand je dis femme, j’entends féminité, tendresse, grâce, volupté.
Cependant, tous mes partenaires n’étaient pas aussi compréhensifs. Les hommes autant que les femmes voulaient à un moment donné me changer et faire de moi ce “monosexuel” que je ne suis pas. Pour quelques-uns de mes petits amis, mon attirance pour les femmes était un refus d’accepter mon homosexualité. Mais ils se trompent ! Eux qui souffrent d’intolérance, ressemblent parfois à leurs propres bourreaux. Je suis assez content de voir qu’une association s’occupe des discriminations, mais je n’y participe pas. Ce n’est pas parce que je n’étale pas mes penchants à tout le monde que je refoule ma sexualité. J’ai toujours vécu librement et mes proches sont assez intelligents pour ne pas juger une chose qui a toujours existé.
TRISHLA DHUNNOO, PSYCHOTHERAPEUTE :
« La majorité des humains est bisexuelle »
Avons-nous, chacun, une part masculine et féminine ?
La « bisexualité psychique » existe chez tout être humain, selon Freud. En étudiant d’autres pulsions sexuelles que celles qui se révèlent de façon manifeste, nous apprenons que tout le monde, homme ou femme est capable d’un choix d’objet (personne) homosexuel et qu’il a effectivement fait ce « choix » dans l’inconscient. Donc, la majorité des humains est bisexuelle, avec des proportions diverses entre partie homo et partie hétéro. Mais la plupart des adultes ne passent jamais à l’acte dans leur tendance minoritaire.
Être bisexuel, c’est être indécis au fond, c’est être en mal d’identité sexuelle…
La bisexualité représente un mal-être uniquement si la personne souffre de sa bisexualité. On trouve généralement des conflits sur le plan des sentiments qui ont des répercussions sur la sexualité. Mais si la personne concernée est homme ou femme psychiquement parlant, elle se sentira pleinement homme ou femme. L’identité sexuelle n’est pas remise en question. Ce n’est que le « choix d’objet » qui porte sur les deux sexes. Être bisexuel n’est pas une confusion au niveau de sa sexualité lorsque le sexe biologique et le genre du sujet sont en harmonie.
Dans d’autre cas, les éléments masculins et féminins qui composent le genre ne sont pas intégrés et s’expriment par des conflits intérieurs, le sujet ne sait pas qui il est et il se cherche auprès de partenaires des deux sexes.
Avoir des fantasmes sexuels ne signifie pas pour autant les réaliser…
Le fantasme relève de la réalité psychique, dont une partie est inaccessible : l’inconscient. Mais un fantasme n’incite pas forcément au passage à l’acte et donc, certains fantasmes resteront du domaine du non-réalisable pour la plupart des gens. Les bisexuels peuvent avoir des relations simultanées avec des partenaires de n’importe quel sexe, pratiquer la monogamie en série avec des partenaires de l’un ou l’autre sexe, avoir des relations avec des partenaires d’un seul sexe ou pratiquer la chasteté. En d’autres mots, la bisexualité peut se référer aux désirs uniquement, pas nécessairement au comportement.
Il semblerait que la bisexualité féminine est plus acceptée. Les amours saphiques correspondent-elles aux fantasmes des hommes hétérosexuels ?
À notre époque, il est vrai que les garçons parlent très ouvertement de leur fantasme concernant la relation homosexuelle féminine. Vu qu’on l’évoque avec plus ou moins aucun tabou, le saphisme est mieux « accepté » que l’homosexualité masculine. La bisexualité féminine est un fantasme pour tous les hommes, et pour une très large proportion des femmes…
L’entre-deux provoque-t-il plus de malaise que d’être hétéro ou homo ?
C’est au cas par cas, car pour certains être bisexuel ne pose aucun malaise car ils ont « subjectivé » leur sexualité dans leur vie psychique : il n’y a plus de confusion dans leur choix sexuel et affectif. Psychi-quement parlant, ces sujets ont « intériorisé » leur identité sexuelle et leur choix d’objet et à partir de là, ils arrivent à mieux gérer cette double attirance sexuelle. Il peut y avoir malaise quand le physique diffère de l’identité sexuelle, par exemple pour le transsexualisme ou le travestisme.
Kaline Rault
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